Et si on parlait un peu de magie

Débinage de magicien en spectacle de magie


La magie prend un tournant, en effet le débinage commence à œuvrer. Les magiciens s'inquiètent de cet effet qui fait du tort pour cet art.
Continuant aujourd’hui l’étude rapide sur le débinage, on ne s’arrêtera pas sur les formes trop nombreuses sous lesquelles il se manifeste, en signalant seulement la plus récente : la divulgation au ralenti par le cinéma, par les appareils photos dernière génération.

Et on arrive au but qu’on se propose : Comment par exemple un magicien mentaliste peut se défendre contre tous ces bolchevicks de la magie ? En se groupant simplement.

En effets les magiciens ont une action directe préconisée; le sifflet.

Malheureusement le sifflet n’est pas souvent efficace et il est toujours dangereux pour celui qui s’en sert. Ce n’est plus un droit qu’on achète en entrant dans un établissement, car les règlements de police ont changé depuis le vieux Boileau. Certains établissements se permettent de le rappeler à leurs spectateurs avant le spectacle de magie, en indiquant sur les tickets vendus à leur portes qu’une tenue correcte est de rigueur.

On préfère donc un autre moyen bien difficilement réalisable il est vrai, mais peut-être pas impossible : pourquoi en effet ne pas arriver pas à la protection de la magie en général et en outre à la sauvegarder des droits des auteurs et inventeurs, en unissant tous les véritables adeptes contre ces destructeurs de l’illusion s’est dit un jour un magicien.

Il y a assez d’honnêtes gens dans le métier ( tant amateurs que professionnels ) pour imposer silence à quelques dissidents, mais comment arriver à cette union qui doit être le point de départ de la ligue de défense, la concentration des forces comme disent les Anglais. Il y a déjà en France des groupements qui, avec des buts et des programmes différents, font d’excellente besogne pour la cause magique de tours de magie, malheureusement, ces sociétés n’existent qu’à Paris, et seuls pourraient réellement en faire partie des collègues de la capitale ou ceux que leurs affaires y appellent fréquemment.

Et c’est intentionnellement que l’on écrit le verbe pouvoir au conditionnel, car l’éloignement force à ne connaître ces associations que par ouï-dire, mais est facile de deviner, d’après les comptes rendus insérés dans les publications magiques, qu’elles sont loin de grouper tous les. illusionnistes qui seraient à même d’en faire partie. Voila en effet le point faible du projet que l’on essaie de soumettre, car il faut bien le dire, une des causes de l’impuissance de tous ceux qui ont voulu lutter pour défendre la magie, c’est l’indifférence de leurs collègues. Il y a malheureusement parmi les illusionnistes, comme dans beaucoup de corporations du reste, un esprit d’indépendance et d’insouciance qui arrête et brise toutes les initiatives, il faut que le magicien s’unisse. L’union fait la force, ne l’oublions pas.

On voudra également voir les magiciens de province, moins nombreux qu’à Paris il est vrai, mais formant un bon noyau d’amateurs habiles et consciencieux, se réunir de temps en temps par région, une fois l’an par exemple, autour d’un banquet amical, sur l’appel de quelques-uns d’entre eux qui prendraient l’initiative de cette décentralisation. Ils apprendraient ainsi à se connaître autrement que par correspondance, et tireraient le plus grand profit de ces réunions. Alors magicien en avant et il faut s’associer avec des collègues.

Enfin, ces groupements parisiens et régionaux, tout en conservant leur autonomie, nécessaire croit à leur vitalité, pourraient former une sorte de Fédération nationale qui représenterait officiellement la corporation et prendrait la défense de ses intérêts. Mais la question s’élargit, et ce n’est plus seulement la lutte contre les débineurs qui pourrait entrer en jeu.

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